Faire ses courses dans les prés, quelle bonne idée ! Des plantes sauvages disponibles, savoureuses et nombreuses peuvent rendre vos ballades printanières encore plus intéressantes ! Marc Veyrat, grand chef étoilé en a fait sa spécialité (voir sélection d’ouvrages ci dessous) ! Petit guide non exhaustif des plantes sauvages comestibles, des guides pratiques pour les découvrir et de quelques précautions d’usage. Prêts pour une cueillette sauvage de printemps ? Voici quelques conseils et astuces pour récolter raisonnablement et sans risques.

cueillette sauvage de printemps

L’ail des Ours

L’ail des Ours est une plante dont on récolte uniquement les feuilles, avant la floraison, entre février et avril. La plante est disponible en sous bois dans toutes les régions de France sauf au bord de la méditerranée. Ses feuilles sont très ressemblantes à celles du muguet (attention les feuilles du muguet sont toxiques, ne confondez pas !). Un moyen de l’identifier est de froisser les feuilles, une odeur d’ail caractéristique, s’en dégagera. C’est un condiment parfait à utiliser en salade, en potage. Il est facile de faire de ces belles feuilles de délicieux pesto aillé.

L’ortie

Facile à trouver et vraiment difficile à confondre avec d’autres plantes, l’ortie est la reine de la cueillette sauvage de printemps. C’est une championne de la concentration en protéines, mais elle est aussi riche en oligo éléments et en vitamines. Pour la cueillir munissez vous de gants et ébouillantez la pour qu’elle arrête de piquer. L’ortie est délicieux en soupe, en tarte, en cake et tellement d’autres préparations. Il suffit de taper recette ortie dans un moteur de recherches pour avoir l’embarras du choix.

Le pissenlit

Facile à reconnaître et à cueillir, dans le pissenlit tout se mange ! Les jeunes feuilles de pissenlit peuvent être ramassée dès le début du printemps et jusqu’à ce que les boutons floraux apparaissent. Elles se dégustent crues (dans un sandwich ou en salade) cuites (en fin de cuisson on peut les ajouter aux soupes) et en jus (à l’extracteur de jus quelques cuillères à soupe matin et soir en cure). Le pissenlit à beaucoup de vertus, c’est un puissant tonique, nettoyeur du sang, stimulant de la sécrétion biliaire. Les fleurs peuvent être utilisées par faire des vins floraux ou des confitures. Enfin, la racine est dégustée par les japonais sautée avec de l’huile et assaisonnée avec de la sauce soja.

L’oseille sauvage

L’oseille est bien connue des jardiniers, mais plusieurs variétés sauvages sont également disponibles. L’oseille sauvage se récolte au printemps avant la floraison. Pour le conserver, il est possible de congeler les feuilles à plat sur un plateau, puis une fois congelées de les regrouper dans des sacs de congélation. L’oseille sauvage est à consommer avec modération car elle contient de l’acide oxalique qui peut irriter la voie œsophagique. L’oseille peut être consommé crue (dans les salades) cuite (soupe, omelette, purée de pommes de terre) sauce (parfait accompagnement pour les poissons).


Guides Pratiques pour la cueillette sauvage de printemps

Voici quelques ouvrages spécialisés sur le sujet, pour découvrir encore d’autres plantes sauvages comestibles et des recettes.

  

       


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Précautions à prendre

Avant de parler des plantes sauvages comestibles disponibles gratuitement dans la nature, voici quelques précautions d’usages :

🌱 Reconnaissance des plantes : Peu de plantes sauvages sont mortelles mais beaucoup peuvent avoir des effets secondaires, si elles sont consommées à tort. Première précaution, apprendre à reconnaître les plantes dangereuses en se faisant accompagner d’un guide. Utiliser des livres et partir seul peut être assez délicat pour différencier les plantes qui se ressemblent.

🌱 Lieu de cueillette : L’article L. 163-10 du Code forestier précise même que « le fait, sans autorisation du propriétaire du terrain, de procéder à l’extraction ou l’enlèvement d’un volume supérieur à 2 mètres cubes de […] gazon ou mousses, tourbe, bruyère, genêts, herbes, feuilles vertes ou mortes, […] est puni conformément aux dispositions des articles 331-3, 311-4, 311-14 et 311-16 du Code pénal ».  La cueillette sur un terrain privé peut donc être considéré comme du vol. Certains espaces naturels sont protégés, et des pictogrammes ou des informations précises sont souvent disponibles sur les chemins ou aux offices de tourisme. Dans les espaces ne disposant pas de protection particulière, ces pratiques sont souvent réglementées mais de façon différente selon les départements. Il importe donc de se renseigner sur les dispositions locales mais aussi de respecter le droit des propriétaires du sol, qu’il s’agisse d’une commune, de l’État ou de particuliers.

🌱 La pollution : Choisissez avec soin vos lieux de cueillette pour éviter de ramasser des plantes souillées par la pollution (terrain qui a été traité aux insecticides, herbicides, fongicides ou engrais chimiques) ou en bord de route !

Toutes ces recommandations pourraient être résumées en une phrase : En cas de doute, abstenez vous !

Pratiquer la cueillette sauvage de printemps permet donc, de profiter des premiers rayons du soleil pour faire ses courses dans les prés !

 ➡ Et vous, pratiquez vous la cueillette sauvage ? Si oui, quelles plantes consommez vous ? 

 

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