Quelles évolutions a subi le marché du travail en 35 ans ?

Le marché du travail est au cœur de l’actualité quasi quotidiennement. Entre le vote de nouvelles lois et les revendications salariales menant à des grèves, le marché  de l’emploi semble au centre de nombreux débats. Voici un petit point statistique sur les évolutions qu’a subi le marché du travail en 35 ans pour déterminer si les générations précédentes étaient mieux lotis. Alors, « c’était mieux avant » ? A vous d’en juger !

marché du travail

Le temps de travail

En 1982, la semaine de travail passe de 40 heures à 39 heures par semaine et une cinquième semaine de congés payés est accordée. En 2017, la semaine de travail est passée à 35 heures. Chaque entreprise applique cette loi de manière différente. Certains salariés travaillent 39h et bénéficient de RTT, d’autres travaillent effectivement 35h par semaine et chaque heure supplémentaire est majorée.

Les accords d’entreprises pourraient changer la donne et permettre de diminuer le montant de la majoration des heures supplémentaires de 25% à 10%. Dans tous les cas, elles seront majorées ce qui n’était pas le cas il y a 35 ans ! La durée des vacances fixée à 5 semaines de congés payés par an, n’a pas changée.

La population active

Depuis les années 1980, les femmes ont largement investi le marché du travail. Le taux d’activité des femmes est presque équivalent à celui des hommes. Seules 2/3 des femmes travaillaient ou cherchaient un emploi au cours des années 1980.

Les seniors contribuent aussi à la progression de la population active puisque leur nombre à augmenté de 1.8 million en seulement 10 ans. Le recul progressif de l’âge de départ à la retraite (relèvement de l’âge  légal et de la durée de cotisation) explique cette hausse. En 1982, l’âge de départ à la retraite est fixé à 60 ans après 37.5 annuités de cotisations. Trente cinq ans plus tard, l’âge légal à reculé à 62 ans puis 67 ans avec au minimum 43 ans de cotisations.

Le chômage sur le marché du travail

Le chômage n’a cessé d’augmenter en 35 ans. Les jeunes sont particulièrement touchés par cette situation puisque 1/4 des 15 -24 ans sont au chômage en 2016 contre 15% à 20% dans les années 80. Concernant le chômage, la situation a commencé à évoluer dès la fin des trente glorieuses en 1975. Le chômage n’a cessé de croître depuis, ce qui rend l’accès au marché de l’emploi de plus en plus difficile.

Les moins diplômés sont les plus touchés par le chômage. Dans les années 80, le bac était suffisant pour trouver un emploi car seulement 25% à 30% des français obtiennent ce diplôme.Trente cinq ans plus tard, un jeune sans diplôme à 3 fois plus de chances de se retrouver au chômage par rapport à un diplômé du supérieur. Malgré tout, le diplôme n’est pas une garantie d’accès à l’emploi car, 6% des diplômés du supérieur sont au chômage.

Les emplois précaires

En 35 ans, les emplois précaires se sont développés. Aujourd’hui, décrocher un CDI n’est plus la norme. Les CDD concernaient 4% des salariés contre 10% aujourd’hui. L’intérim quasi inexistante en 1982 (0.5% des salariés) concerne aujourd’hui 2.5% des salariés.

Les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ont de plus en plus de mal à décrocher un CDI. En 1982, les 3/4 des jeunes sont employés en CDI contre moins de la moitié en 2017. La plupart des jeunes en 2017, commencent sur le marché du travail en CDD (32.1%), en tant qu’apprentis (16,6%) ou en tant qu’intérimaires (7.2%).

En 2015, le taux de temps partiel en France est de 19 %, contre 8 % quarante ans plus tôt ! Le travail à temps partiel est majoritairement féminin (30% des femmes contre 8% des hommes). Dans 43% des cas, le temps partiel est subi, en d’autres termes, le salarié souhaiterait travailler à temps plein mais se « contente » d’un temps partiel. Les horaires de travail atypiques se développent avec une hausse du travail le samedi et le soir.

 💡 Ces chiffres sont issues d’études de l’INSEE et notamment cette étude.

Les évolutions futures du marché du travail tiendront peut être compte des recommandations de l’Union Européenne à retrouver ici.

 ➡ Vous retrouvez vous dans ces statistiques ? Ces chiffres correspondent ils à VOTRE réalité ?

 

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